Intelligence Artificielle pour développer, GPL et copyleft

Bonjour,

J’imagine bien que ce questionnement dépasse largement la question de Dolibarr, mais je ne sais pas à qui d’autre l’adresser.

Depuis quelques temps, comme beaucoup, je m’appuie sur les intelligences artificielles pour coder. Jusqu’ici, je les utilisais beaucoup pour me donner des idées ou pour contourner des problèmes spécifiques, mais depuis peu, je me suis rendu compte qu’elles peuvent être utilisées de manière beaucoup plus impressionnante.

Dernièrement, j’ai essayé de demandé à claude.ia de réécrire une page de création d’objet pour inclure une nouvelle fonctionnalité. Et il l’a fait très bien, probablement mieux que ce que j’aurai produit (même si j’ai dû relire, préciser certains aspects, etc.).

Bref, je veux maintenant utiliser ce code, mais je suis un peu malaise avec l’idée de mettre mon nom dans le copyright sachant que ce n’est pas vraiment moi qui est l’auteur.

Pour le moment, comme je n’ai pas publié ce module, cela reste une question théorique, mais vu la puissance de ces outils, j’imagine que ça arrivera rapidement. Par extension, je me demande, si on est censé annoncé ce type d’utilisation si on fixe des bug ou propose du code produit par des IA dans le core de Dolibarr.

Merci d’avance de vos réponses

Bonjour
C’est bien que vous vous posiez la question. Vous êtes encore humain avec une morale.

J’ai du lire qu’il n’y a pas de « copyright » ni droit d’auteur particulier sur ce qui est généré par une IA.

De plus vous avez corrigé/complété le code. Je dirais que si c’est bon pour votre morale, mettez une mention comme quoi Claude vous a aidé.
On cite l’hébeniste et pas sa caisse à outils. Le prompt c’était vous non ?

Dans le milieu artistique c’est souvent mentionné mais c’est différent je trouve.
@+

Ecrire du code directement dans un éditeur de texte ou le faire depuis un prompt cela reste pour moi du développement.

Le métier de développeur, c’est d’abord comprendre l’expression d’une demande et de la transmettre à un ordinateur. En un mot, c’est de la traduction.

Dans ton exemple, ce n’est pas claude ou le chat qui a eu l’idée ou l’expression du besoin d’ajouter une nouvelle fonctionnalité mais toi. Tu l’as exprimé sous la forme d’un prompt et l’IA a convertie cela en code au lieu de l’écrire directement en php par exemple.

Est-ce que l’on met un copyright sur le compilateur d’un programme qui a convertie des lignes de code en assembleur ?

Merci pour vos réponses.

Je pense que je vais quand même préciser que Claude.ia a beaucoup été utilisé. Je ne sais juste pas encore où et comment.

Bonne journée

Ceci dit :

J’ai du lire qu’il n’y a pas de « copyright » ni droit d’auteur particulier sur ce qui est généré par une IA.

Me semble étrange dans la mesure où les IA s’appuient sur des millions de page de code publiées, parfois sous GPL donc leur code sont potentiellement"contaminé" par GPL, CC ou autres.

Bonjour,

vous avez posé la question au principal interressé, c’est à dire à claude.ia pour savoir si vous deviez le citer en tant qu’auteur du code qu’il vous a fourni ?

Bonjour,

Non, mais j’ai demandé à Google (chassez le naturel…) et je suis tombé, entre autres, sur :

c’est vrai que je pourrais demander à Claude, mais je ne sais pas dans quelle mesure sa réponse serait dénuer de conflit d’intérêt.:stuck_out_tongue_winking_eye:

Bonne journée

claude est un logiciel, sans aucune intelligence ni conscience, ça n’a aucun sens de lui attribuer la possibilité d’avoir un conflit d’intérêt.

Je comprends votre questionnement sur les droits d’auteur.

Mais citez-vous toutes les lectures des messages sur les forum, tous les tutoriels, tous les messages sur stackoverflow etc, qui vous ont permis de produire le code ?
Ne me dites pas que vous n’avez jamais repris un bout de code trouvé sur internet.

Je ne doute pas que les « parents » de claude ont des avocats et savent gérer les intérêts de leur rejeton prolyxe.

Si on suit votre raisonnement, comme je donne des cours d’informatique en ce moment, je devrais imposer à mes élèves de me citer sur chacun de leur développement à venir.

La question qui fait sens pour moi c’est de savoir a quoi sers de citer une personne dans ses sources

Je ne suis pas une experte en droit mais dans le cas de la licence GPLV3 par exemple, le fait de citer une personne c’est lui donner le droit de « bloquer » l’usage à des fins payantes son code en lui imposant de respecter les mêmes règles.

Jusqu’ici, lorsque j’utilisais chagpt pour suggérer des éléments ou me donner des idées, je ne me posais pas trop la question.

Depuis que j’ai essayé claude, qui me semble redoutablement plus puissant pour l’écriture de code, je suis un peu plus embarrassé.

En effet, pour me donner un ordre d’idée, j’ai essayé de lui soumettre :

D’abord un bug a fixé avec un prompt assez complet (proxession, contexte, objectif, contrainte). Il m’a fourni deux fichiers modifiés avec les explications. J’ai relu, signifier où je voulais une amélioration (une retro compatibilité, en fait). Il l’a fait.
Les deux fois, je n’ai quasiment rien eu à modifier moi-même pour que ça fonctionne.

Ensuite, un peu époustouflé, je lui ai soumis une feature Requests, mais comme le nombre de caractères est limité, j’ai compressé le prompte en lui donnant le lien vers la feature request sur GitHub et j’ai donné rapidement le chemin que je souhaitais atteindre personnellement. Et précisé les fichiers qui selon moi serait impacté en les mentionnant par des liens GitHub.
Il a fourni deux nouveaux fichiers fonctionnels. Il m’a fallu ajouter la contrainte de ne pas supprimer les fonctionnalités qui prééxistaient pour avoir deux fichiers qui fonctionnent parfaitement…

Enfin, j’ai fait un test un peu… genre une bouteille à la mer:
Comment modifier Dolibarr version developp pour vérifier que la création d’un n nouvel adhérent ne va pas générer un doublon et communiquer un lien de renouvellement à la place, mais en tenant compte des obligations liées au rgpd et au nlpd (suisse), notamment pour les associations qui doivent impérativement protéger l’anonymat de leur membre (syndicat, parti politique, églises, etc.).
Il m’a répondu qu’on pouvait vérifier sur la base de l’email et envoyer le lien de renouvellement sur le mail déjà enregistré, avec des Tokens limité dans le temps. Cette manière de faire, permet d’éviter que qqn cherchant à savoir si une personne est ou n’est pas affiliée.
Je lui ai demandé comment faire pour le déployer. Il m’a fourni tous les fichiers et leurs emplacements.

Je n’ai pas testé si cela fonctionne, mais je pense qu’on est au début de qqch de très puissant et même si je n’ai pas exactement envie de devenir rédacteur de prompt relecteur de code, je crois bien que le métier va évoluer vers qqch de ce genre.

Est-ce que c’est vraiment « mon code », même si j’ai écrit le prompt (et si je demande a Chagpt de generer le meilleur prompt possible appâter dans claude pour le resultat que je souhaite obtenir et que j’utilise ce prompt…) ?

Lorsque je fais deux trois modification, même de même lorsque je propose un fixe dans le core de Dolibarr, je ne mets pas mon nom dans la liste des copyrights. Je ne le fait que lorsque la modification est suffisamment importante (au doigt mouillé) pour le revendiqué.

Dans plusieurs des propositions de Claude que je cite ce matin, les modifications « manuels » que j’ai apportée me semble trop mineure pour dire que j’en suis l’auteur. D’où mon questionnement.

En lisant les autres commentaires, je pense qu’il serait utile d’apporter un autre point de vue à la discussion.

Permettez-moi de poser cette question : lorsqu’une entreprise développe et commercialise un logiciel, indique-t-elle systématiquement le nom de tous les participants au projet ou les outils utilisés ?

La réponse est que généralement, ces informations ne sont communiquées que lorsqu’elles peuvent renforcer la confiance des clients potentiels ou apporter une valeur ajoutée à l’image de l’entreprise.

Dans le contexte des modules Dolibarr, ce qui compte vraiment pour le client, c’est que le logiciel réponde efficacement à ses besoins. Les aspects techniques de développement ou l’organisation interne de l’équipe sont secondaires du point de vue de l’utilisateur final. L’essentiel reste la qualité et l’efficacité de la solution proposée.

Je pense que cela répond à la question initiale. Bien sûr, ce n’est que mon avis personnel, et d’autres perspectives sont certainement valables. Cette approche me semble néanmoins être en accord avec les pratiques courantes dans l’industrie du logiciel, tout en respectant le cadre légal.

Bonjour,
Le droit d’auteur est là pour reconnaître des auteurs, implicitement des personnes physiques. A mon sens, il ne sera pas question de citer une machine, fut-elle performante, comme auteur.
On distingue le droit moral (citation du nom) et les droits patrimoniaux (les sous).
Les licences ouvertes renoncent aux droits patrimoniaux, sous réserve de rester dans les termes de la licence.
On oublie qu’il existe une condition au droit d’auteur : l’originalité. Il faut qu’on reconnaisse l’originalité du code pour accorder le droit d’auteur. Les licences libres ne s’encombrent pas de cette considération. Il est probable que cette condition soit appréciée de manière très diverse de par le monde. Comment reconnaître le code de quelqu’un dans la sortie d’un moteur d’IA ?
La question pourrait aussi se poser sur le terrain du parasitisme. L’exploitation d’une collection d’informations sans consentement. Mais c’est le consentement du « collectionneur », pas celui du fournisseur de l’information.

Bonjour à tous,
Le sujet est fort intéressant mais pour ma part j’ai un autre point de vue.
Toutes les IA indiquent qu’elles peuvent se tromper, c’est donc à vous de choisir ou non d’utiliser les résultats générés.
S’il y a une erreur dans le code ou une faille de sécurité, le responsable c’est vous ou l’IA ?
A partir du moment où vous êtes responsable du code publié, c’est votre code et pas celui de l’IA.

J’ai créé le tout premier skill Dolibarr pour votre agent IA.
Pour l’installer :npx skills add jeffsenso/dolibarr-skills

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et ça sers à quoi ce machin?

(ou je demande a chat gpt mais flemme)

Un Agent Skill est une unité autonome décrivant comment accomplir une tâche donnée.
Ensuite votre agent quel qu’il soit utilise cette source sûre pour vous répondre ou générer du code.

Ce skill est bien entendu basé sur la documentation officielle, ce qui évite de chercher sur le web, d’utiliser du code approximatif trouvé sur un forum ou autre, de mélanger les technos, etc…

Je vous renvoie vers la FAQ skills.sh pour + d’infos.

Oki mais votre truc, il a déjà développé des modules dolibarr? vous-même avez-vous fait le moindre module ou posté un PR?

Vous me faite penser à un prof d’espagnol qui apprend à ses élèves à développer en python sans avoir jamais bossé dans le domaine

C’est une question intéressante.
Ce que je te suggère, c’est d’ajouter dans ton fichier README.md ou CREDIT.md ou AUTHOR.md que le code est partiellement fait avec IA.